Arrière gauche : le joueur qui a remporté la Ligue des Champions en tant que numéro 10. Arrière droit : l’attaquant qui a marqué 20 buts en Premier League la saison dernière. La défaite de Manchester United à Brentford samedi dernier pourrait sembler être le dernier exemple de la détermination de Ruben Amorim à mettre les joueurs les plus inadaptés dans les postes les plus improbables, illustrant une fois de plus que le système est primordial.
L’intransigeance tactique d’Amorim
Amorim pourrait mourir sur sa colline, si cette colline s’appelle le 3-4-3. Les arrières latéraux sont là pour durer tant qu’il est là, même s’ils ne sont pas vraiment des arrières latéraux. Cette obstination dogmatique semble handicaper United, d’autant plus que peu de joueurs sont naturellement adaptés à ce poste exigeant.

Des joueurs constamment hors position
Certainement pas Mason Mount ou Bryan Mbeumo, le duo qui a terminé le match de Brentford hors de leur position naturelle. Mais pas non plus Diogo Dalot ou Noussair Mazraoui, qu’on retrouve plus souvent dans ce rôle. Chacun a la volonté de faire des efforts, mais reste fondamentalement un arrière latéral classique.
Le gâchis des talents individuels
Amad Diallo est avant tout un ailier ; comme Dalot et Mazraoui, son meilleur rôle est rendu inutile par le système d’Amorim. Il doit faire des compromis pour pouvoir jouer, au détriment de son efficacité et de son épanouissement. Ce phénomène soulève une question fondamentale : jusqu’à quand United continuera-t-il à sacrifier le potentiel de ses joueurs sur l’autel d’un système rigide ?
L’urgence d’une prise de conscience
La situation devient préoccupante : l’entêtement tactique commence à coûter cher à United en termes de résultats et de développement des joueurs. Le club semble ignorer la réalité de ses échecs, persévérant dans une direction qui pourrait s’avérer contre-productive à long terme. Il est peut-être temps de s’adapter plutôt que d’imposer coûte que coûte une philosophie qui ne correspond pas au matériel humain disponible.